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août 18

Mick Victor

J’aurais pu…

J’aurais dû, même, revenir ici depuis ces si longues semaines pour vous abreuver d’une vision cynique et délirante de l’actu. Mais que voulez-vous, le quotidien, les kilomètres, l’effarement même de voir à quel point nos merveilleux concitoyens élus ont le chic et le panache de faire l’actualité eux-mêmes, par eux-mêmes, et pour eux-mêmes m’ont plongé dans une grande réflexion.
Ma chronique est-elle utile ? Est-elle bien nécessaire ? Est-elle ne serait-ce que ludique ?

Et lorsque certains d’entre vous me demandèrent quand donc un nouveau numéro allait paraître que ces questions trouvèrent leur légitime réponse.

Me revoilà donc.

Et, bon sang d’bois, comme le disait mon grand-père, qu’est-ce que l’été fut propice au grand-guignol politique !
Par quoi donc commencer me disais-je ?
Nadine M., gauchère contrariante, qui maroufle en mode D&CO ?
Naaaahhhh… trop facile.
Nicolas S. qui n’en finit plus de revenir après son first fairwell tour ?
Eculé. Oui, éculé, toute velléité de travestir mon propos avec l’accent du Sud serait inappropriée. Après, comme le disait si bien Audiard : « Je critique pas le côté farce. Mais pour le fair-play, y aurait quand même à dire. »
Christian E. qui se compare à Sly ?
Srsly ? Non, je ne peux pas billeter là-dessus, après, on va dire que c’est politiquement ciblé. Même si l’envie crève le cœur à défaut de crever l’écran.
Patrick et Isabelle B. qui se font saisir biens sur biens ?
Il serait ptet temps non ?
Et pour finir, un gouvernement qui ose prendre des vacances alors que tout va à vélo ? Velaux ? Vallaud ?
Audiard encore : « Les cons, ça ose, c’est même à ça qu’on les r’connait ».

Non. Rien. Pas le plus petit frémissement de clavier. Rien à se mettre sous l’AZERTY. Queud.

Et puis, c’est hier soir, que ça s’est passé. Une lecture tardive, comme tant d’autres, par une nuit d’insomnie, comme tant d’autres aussi. Et là, le Saint Graal, une vision, une transfiguration.

Certains le savent, d’autres l’apprennent, prenez des notes, je ne répéterai pas, je suis un homme de paradoxes, ce qui me valut, et me vaut toujours d’ailleurs de me faire traiter de socialiste de droite par certains et de libéral humaniste par d’autres. Et c’est simple à expliquer. Les clivages politiques dignes de querelles de clocher qui divisent la droite et la gauche sont des non-sens, selon mon point de vue.
Je crois ardemment en les vertus du Keynésianisme, tout en constatant ses limites. Preuves récentes en sont les 3 dévaluations sous l’état providence de Tonton (81, 82 et 83) sous les grands chantiers d’inspiration purement Keynésienne.
Et je crois aussi en les vertus du capital, de la création de richesses et de entrepreneuriat. Tout en connaissant ses limites aussi, comme des salaires de dirigeants équivalents à 183 fois le salaire moyen, ou des délocalisations et des licenciements « boursiers ».
J’avais pourtant dit de prendre des notes…

Une lecture tardive disais-je donc, me fit mettre le doigt sur un nouveau paradoxe qui m’amusât beaucoup. La nécessité impérieuse d’allier ces deux concepts, et urgemment. Et comme un autre le fit bien plus élégamment que je ne puis le faire, sans parler de la ressource documentaire extraordinaire compulsée, je vous livre un billet que tout le monde devrait lire, et nous le commenterons donc ci-après.

Bonne lecture.

http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/08/la-camisole-doree-petit-intermede.html

Et merci, mon Colonel.

A propos de l'auteur

Mick Victor

Mick Victor

Je ne râle pas, je m'exprime.

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